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12 janvier 2009
Politique européenne: les villes suisses favorables à la continuité
L’Union des villes suisses a plaidé lors d’une conférence de presse lundi à Berne pour la libre circulation des personnes et pour la stabilité des relations entre la Suisse et l’Union européenne. La libre circulation des personnes a fait ses preuves à plus d’un titre, ont déclaré les quatre présidents de ville d’Aarau, St-Gall, Winterthour et Bienne. La période d’incertitude actuelle interdit en outre toute expérimentation aventureuse dans le domaine de la politique européenne.
La politique européenne touche les villes au premier plan. Les villes sont concernées au pre-mier plan par la politique européenne, a d’emblée expliqué Marcel Guignard, président de l’Union des villes suisses et maire d’Aarau. Une grande partie des accords bilatéraux conclus entre l’UE et la Suisse profitent directement aux villes et renforcent leur rôle de moteur pour le pays tout entier. Cet ensemble juridique ne doit pas être remis en question. Car la votation du 8 février ne concerne pas seulement la libre circulation des personnes, mais aussi, de façon générale, nos relations avec l’UE, a insisté Marcel Guignard.

Parmi les accords bilatéraux, celui qui règle la libre circulation des personnes joue un rôle-clé. La force de notre croissance économique et le dynamisme du marché du travail qui ont marqué l’économie suisse ces dernières années lui sont fortement redevables. C’est ce qu’a expliqué le maire de St-Gall Thomas Scheitlin. Sans les travailleurs qualifiés de l’Union européenne, l’offre en médecine de pointe de l’Hôpital cantonal de St-Gall ne serait pas envisageable. Les entreprises st-galloises actives dans les branches pharmaceutiques et de l’optique doivent pouvoir recourir à des employés allemands, a encore noté le maire.

Comme son collègue de St-Gall, le maire de Winterthour Ernst Wohlwend s’est dit convaincu que la libre circulation des personnes continuerait à faire ses preuves, même en période de crise. Les villes sont un point d’observation privilégié pour analyser l’évolution sur le marché du travail et dans le domaine social. Dans ces domaines, les expériences faites par exemple avec les mesures d’accompagnement sont meilleures que prévu. Avec la récession qui s’annonce, les contributions de l’aide sociale vont certes augmenter, mais pas de façon massive, a déclaré Ernst Wohlwend.

Quant au maire de Bienne Hans Stöckli, il a rappelé que l’échange d’idées et de savoirs avait toujours été source de succès pour la Suisse. Un «non» à la libre circulation des personnes remettrait en cause les bases de ce succès. Hans Stöckli s’est montré insistant: «Cet accord a bien fonctionné ces 6 dernières années, et nous sommes convaincus que cela changera peu à l'avenir, même dans des conditions plus difficiles. Pour les villes, la libre circulation des person-nes ainsi que des relations stables avec l’UE sont extrêmement importantes à maints égards. Pour que notre pays profite pleinement de sa force innovatrice aux plans économique et social, nous avons besoin d’un OUI massif à la libre circulation des personnes le 8 février 2009.»
Discours:
Discours de Marcel Guignard, président de l'UVS et maire d'Aarau
Disocurs de Thomas Scheitlin, maire de St-Gall
Discours de Ernst Wohlwend, maire de Winterthur
Discours de Hans Stöckli, maire de Bienne, conseiller national
Informations supplémentaires:
Marcel Guignard, président de l'UVS et maire d’Aarau,
079 214 94 53

Thomas Scheitlin, maire de St-Gall, 071 224 53 20

Ernst Wohlwend, maire de Winterthour, 052 267 51 11

Hans Stöckli, maire de Bienne, conseiller national, 079 770 83 58
Version PDF du communiqué:
CP 090112 LCP
Union des villes suisses
Monbijoustrasse 8
Postfach 8175
CH-3001 Bern
Téléphone 031 356 32 32
Fax 031 356 32 33
info@uniondesvilles.ch
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