|
|
|
|
|
28 août 2008
|
|
|
Une politique d’agglomération contraignante pour renforcer les centres – Davantage de moyens pour le fonds d’infrastructure
|
|
|
La Suisse a besoin de centres urbains forts qui renforcent le pays tout entier. Une politique d’agglomération contraignante pour la Confédération est absolument nécessaire. Les villes et les agglomérations de leur côté doivent trouver les formes de collaboration qui leur conviennent, jusqu’à la fusion, pour affronter les tâches qui leur incombent. C’est pourquoi l’Union des villes suisses, lors de la Journée des villes qui a réuni près de 160 représentants d’exécutifs et d’autorités municipales le 28 août à Lugano, demande un ancrage de la politique d’agglomération dans une loi fédérale. Elle demande aussi une augmentation décisive des moyens financiers à disposition du fonds d’infrastructure. Le renchérissement et la TVA doivent en outre être intégralement compensés.
|
|
|
«Participation démocratique, responsabilité en matière financière et utilisation plus ci-blée: c’est par la fusion que ces principes sont mis en œuvre de la façon la plus équita-ble et la plus équilibrée», a déclaré Marcel Guignard, président de l’Union des villes suisses (UVS) et maire d’Aarau, à l’occasion de la conférence de presse annuelle de l’organisation. Il faut cependant aussi reconnaître que, dans le cas de fusion entre villes-centres et de communes d’agglomérations, le succès n’est au rendez-vous que si tous les partenaires tirent à la même corde, a précisé le président de l’UVS. Marcel Guignard exige de la Confédération une «politique d’agglomération décidée et contraignante
|
|
-
|
|
qui inscrit les modalités règlementant les programmes d’agglomération dans la loi,
|
|
-
|
|
qui donne une base légale au soutien des projets-modèles pour la collabora-tion dans les agglomérations,
|
|
-
|
|
qui oblige la Confédération de coordonner sa politique régionale et d’agglomération avec ses autres politiques sectorielles. »
|
|
|
|
De grands espaces fonctionnels ou, dans certaines régions, des espaces métropolitains reflètent la vraie nature des relations sociales et économiques contemporaines, selon Marcel Guignard. Ces nouveaux espaces le font même de mieux en mieux, contrairement aux structures politiques institutionnelles existantes. «C’est pourquoi la Suisse a besoin d’une politique d’agglomération forte capable de soutenir les villes et les agglo-mérations dans leur rôle de locomotive économique œuvrant pour l’ensemble des régions et de la Suisse.»
|
|
|
Nuova Lugano: une réponse forte à de nouveaux défis
|
|
Maire de Lugano, Giorgio Giudici a expliqué le succès de la fusion de Lugano avec ses communes d’agglomération, le plus grand projet de fusion de ces dernières décennies en Suisse. «La création de «Nuova Lugano» a été notre réponse, une réponse forte, aux problèmes territoriaux et fonctionnels de la réalité urbaine. Elle a été voulue par la popu-lation et a déjà permis de régler de nombreuses situations bloquées notamment du fait de la situation culturelle et politique marginale de la Suisse italienne», a déclaré Giorgio Giudici. Le maire a aussi affirmé sa conviction que Lugano, en tant que moteur économique du Tessin, génère des forces qui vont se reporter sur les régions voisines: «Une politique d’agglomération forte sert les intérêts de la Confédération et des cantons, a-t-il souligné. La Suisse a urgemment besoin des atouts et de la force d’innovation des agglomérations.»
|
|
|
Fonds d’infrastructure insuffisant - Réexamen des tâches de la Confédération: un danger pour le développement de l’infrastructure de transports
|
|
De son côté, la nouvelle directrice de l’UVS Renate Amstutz a démontré l’insuffisance du fonds d’infrastructure récemment créé, un fonds qui doit pourtant contribuer à régler les problèmes de trafic dans les agglomérations. «Il faut voir les choses en face: même en fixant des priorités très strictes, le nouveau fonds n’atteindra ses objectifs que partiel-lement, alors que les questions de trafic sont d’une importance vitale pour notre pays», a déclaré la directrice. Trente programmes d’agglomération ont été déposés, treize autres sont annoncés pour la période s’ouvrant après 2014. Pour les huit premières années de 2011 à 2018, les besoins financiers s’élèvent à 17 milliards de francs, dont 8,5 au maximum devraient venir du fonds d’infrastructure. Mais 2,5 milliards seulement (base 2005, hors renchérissement et TVA) sont à disposition pour cette phase.
Renate Amstutz a aussi exprimé ses craintes vis-à-vis du réexamen des tâches de la Confédération, selon lequel plus d’un milliard de francs pourrait manquer chaque année, à partir de 2015, pour le rail et la route: ces restrictions financières pourraient menacer tout le développement futur des infrastructures de transports. C’est pourquoi l’USV formule les revendications suivantes:
|
|
-
|
|
Les moyens du fonds d’infrastructure pour le trafic d’agglomération doivent être nettement augmentés.
|
|
-
|
|
Le renchérissement et la TVA doivent être intégralement compensés.
|
|
-
|
|
Les coupes budgétaires touchant les transports dans le cadre du réexamen des tâches de la Confédération doivent être annulées.
|
|
|
|
La Journée des villes 2008 est placée sous le thème «Agglomérations: fusion ou collaboration?». Plusieurs modèles de collaboration, des liens souples jusqu’aux espaces mé-tropolitaines, sont présentés. Près de 160 représentants d’autorités et d’exécutifs muni-cipaux sont présents. Madame Micheline Calmy-Rey représente le Conseil fédéral et s’exprime l’après-midi du 28 août.
|
|
|
|
|
|
|
|
Exposés:
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Informations supplémentaires:
|
|
Renate Amstutz, directrice de l'UVS, 079 373 52 18
|
|
|
|
Version PDF du communiqué:
|
|
|
|
|
|