L’idée d’une Union des villes suisses est née lors de l’Exposition nationale à Genève en 1896 et est devenue réalité une année plus tard.
Dans cette première phase, la priorité allait aux échanges entre membres. Plus tard seulement, la nécessité de défendre les intérêts des villes vis-à-vis des autorités fédérales est devenue la première tâche de l’association. Un «lobbying» qui prenait un temps considérable: au début du siècle, les représentants des villes se retrouvaient apparemment «à faire antichambre devant la porte de certains hauts fonctionnaires, coincés entre des fricoteurs et des hommes d’affaires».
Entre les deux guerres mondiales, l’Union des villes suisses a été très active dans la défense des consommatrices et de consommateurs. Dès les années 50, l’association s’est davantage consacrée à la politique fédérale. Dans une résolution votée en 1940, l’Union des villes suisses déclarait ainsi: «Dès lors que la Confédération abandonne ses principes en confiant des tâches aux communes par-dessus la tête des cantons, nous sommes de l’avis qu’elle devrait en faire de même lorsqu’il s’agit de répartir des recettes extraordinaires. La Confédération devrait obliger les cantons à redistribuer une part adéquate de ces recettes aux communes».
Les profonds changements économiques et sociaux survenus ces dernières décennies ont posé des défis grandissants aux villes. Aujourd’hui, force est de constater que les structures politiques correspondent de moins en moins aux espaces fonctionnels. De nombreuses tâches ne peuvent être réglées que par-delà les frontières institutionnelles. Pour l’Union des villes suisses, des thèmes aussi importants que la discussion sur le fédéralisme, la politique d’agglomération et les différentes formes de collaboration pour résoudre le problème des espaces fonctionnels sont intimement liés. Une juste répartition des charges entre les différents usagers tisse l’arrière-fond incontournable de ces discussions.



