Les villes réclament davantage de moyens pour l’aide au logement
Cela fait longtemps que la pénurie de logements ne concerne plus seulement les grandes villes-centres et agglomérations. Dans de nombreuses localités, il manque clairement des logements dans le segment abordable. Les maîtres d’ouvrage d’utilité publique sont les principaux partenaires des villes pour la construction et le maintien de logements abordables. Pour créer un nombre suffisant de logements abordables, il est indispensable d’améliorer les conditions offertes à ces partenaires. Les villes se félicitent donc des décisions de la Commission des finances du Conseil des États consistant à recommander l’adoption des crédits alloués au fonds de roulement (25.077) et les engagements conditionnels de la Centrale d’émission pour la construction de logements CCL (25.087).
Ces décisions ne renforcent toutefois pas suffisamment l’aide indirecte au logement. Ces deux instruments devront baisser le nombre des emprunts octroyés annuellement, car les crédits ne couvrent pas la hausse de la demande. L’augmentation des engagements conditionnels de la Centrale d’émission ne suffit même pas à garantir le maintien du volume actuel des emprunts consentis aux maîtres d’ouvrage d’utilité publique. Les moyens alloués au fonds de roulement permettent quant à eux uniquement l’octroi de prêts à hauteur de 45 millions de francs par an, au lieu des 90 millions de francs octroyés en 2024. Il ne peut dès lors être question d’un renforcement des instruments, tel que prévu dans le plan d’action de la Confédération contre la pénurie de logements. Ces deux objets vont à présent être transmis à la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États. L’Union des villes suisses demande que celle-ci envisage une augmentation des moyens qui, du reste, ne pèse pas sur les caisses fédérales, conformément aux propositions minoritaires concernant le crédit d’engagement pour la Centrale d’émission.
